Le monde rural

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  • La Terre par Émile Zola.

    CHERET Jules (1836 - 1932)

  • Engrais Joudrain et Cie

    ALESI D' Hugo (1849 - 1906)

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Titre : La Terre par Émile Zola.

Auteur : CHERET Jules (1836 - 1932)

Date de création : 1889

Date représentée :

Dimensions : Hauteur 247 - Largeur 88

Technique et autres indications : Lithographie couleur sur papier

Lieu de Conservation : Musée de la publicité site web

Contact copyright : © Musée de la Publicité, Paris - Tous droits réservés

Référence de l'image : Inv 12888

© Musée de la Publicité, Paris - Tous droits réservés

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Titre : Engrais Joudrain et Cie

Auteur : ALESI D' Hugo (1849 - 1906)

Date de création : 1895

Date représentée :

Dimensions : Hauteur 105 - Largeur 72,5

Technique et autres indications : Lithographie couleur sur papier

Lieu de Conservation : Musée de la publicité site web

Contact copyright : © Musée de la Publicité, Paris - Tous droits réservés

Référence de l'image : Inv 999.291

© Musée de la Publicité, Paris - Tous droits réservés

Date de publication : avril 2005

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Le monde rural

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Contexte historique

Alors que le Second Empire est synonyme de prospérité pour l’agriculture française, les années 1875 à 1890 sont celles de la récession. Une tendance générale de baisse des prix s’amorce (32 à 39 % entre 1871 et 1896), dans un climat de développement des échanges internationaux que favorise l’amélioration des moyens de transport. La céréaliculture est la plus fortement touchée, particulièrement le blé qui atteint alors ses prix les plus bas (24,31 F/hl en 1874 contre 16,80 F/hl en 1885).

Analyse des images

C’est en 1887 qu’Émile Zola publie le quinzième volume du cycle des Rougon Macquart, La Terre. Désireux de montrer la crise contemporaine de l’agriculture – anachronisme volontaire manifeste puisque son épopée retrace « l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire » –, l’écrivain souhaite « faire pour le paysan avec La Terre ce [qu’il a fait] pour l’ouvrier avec Germinal ».

En 1889, Jules Chéret, chef de file de « l’affichisme » publicitaire en vogue dans la France de la Belle Epoque, signe la couverture de l’édition illustrée. S’inspirant des premières lignes du roman, il en décrit fidèlement la scène d’ouverture. Le héros, Jean Macquart, « un semoir de toile bleue noué sur le ventre », contemple « en soufflant une minute » la campagne alentour, « perdue au seuil de la Beauce » Fourbu, l’homme est maigre sous ses vêtements usés ; la fatigue et la lassitude se lisent sur son visage émacié, comme elles semblent peser sur les épaules du charretier qui laboure au loin. A ses pieds gisent d’antiques outils : faux, faucille, herse, instruments de son esclavage, évoquant, comme l’écrit G.Robert, « la tragique fatalité clouant le paysan à la terre, à laquelle il doit jusqu’à sa forme d’âme ». La palette de couleurs froides s’ajoute au trait aigu caractéristique du dessinateur, pour rendre plus sensible la rudesse du labeur. A l’inverse, l’or des blés inonde l’affiche publicitaire réalisée en 1895 par Hugo d’Alesi pour les engrais Joudrain.

L’image est une promesse d’agriculture prospère, où le progrès scientifique se met au service d’un travail ancestral – noter la confrontation entre l’engrais, artifice moderne, et le geste éternel du moissonneur. S’apparentant à l’imagerie créée par Millet quarante ans plus tôt, le dessinateur glorifie le paysan, dont la tâche est grandie par la noblesse et l’abondance des cultures, blé et vigne, qui feront sa fortune. Réalité d’un côté, virtualité de l’autre, l’illustration de Chéret et l’affiche d’Alesi se répondent comme un constat d’échec et sa solution miraculeuse.

Interprétation

Au cœur de la crise agricole qui touche l’ensemble de la France, la région de la Beauce, dite aussi « pays à blé » du fait de sa spécialisation céréalière, fut plus sensible aux fluctuations du marché. L’agriculture beauceronne fut contrainte de réagir face à la concurrence des blés importés d’Amérique du Nord. En plus des mesures de protectionnisme mises en place par le gouvernement Méline, la réaction à la crise passe par une extension des surfaces cultivées et une amélioration des techniques qui déboucheront sur une agriculture plus intensive. Ainsi met-on en place une diversification des cultures, où le recul de la culture des céréales et des terres en jachère permet le progrès des cultures industrielles. L’usage des engrais chimiques, qui jusque-là demeurait exceptionnel, se généralise, de même que la sélection des semences. Enfin, l’outillage agricole se développe avec la mécanisation des travaux liés à la récolte (moissonneuses, batteuses à manège) et à la préparation de la terre (semoir mécanique, brabant).

  • Zola (Emile)
  • innovation
  • naturalisme
  • paysans
  • travail agricole
  • IIIe République
  • vie rurale
  • campagne

Bibliographie

Georges DUBY et Armand WALLON (dir.)Histoire de la France rurale, Apogée et crise de la civilisation paysanne de 1789 à 1914tome III, Paris, Seuil, 1976, rééd.coll. « Points Histoire », 1992.Jean-Claude FARCYLes Paysans beaucerons au XIXe siècleChartres, Société archéologique d’Eure-et-Loir, 1989.Émile ZOLALes Rougon-MacquartParis, Gallimard, 1966, édition intégrale publiée sous la direction d’Armand Lanoux, études, notes et variantes établies par Henri Mitterand.

Pour citer cet article

Emmanuelle GAILLARD, « Le monde rural »


Video: Le monde rural tient le nouveau président à lœil


Commentaires:

  1. Aleksander

    Je trouve que vous n'avez pas raison. Je suis sûr. Écrivez dans PM.

  2. Grojas

    Article faisant autorité :), curieux ...

  3. Awad

    Je pense que tu as tort. Je propose d'en discuter. Écrivez-moi dans PM, nous allons le gérer.



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